Ichnusa, l’île mystérieuse

Ichnusa, une terre ancestrale à la fois curieuse et fascinante

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Pour unir au mieux culture et nature, ce tour touche de nombreuses localités aussi bien côtières que de l’arrière-pays, offrant ainsi une riche palette de nuances de la magnifique île Ichnusa (nom de la Sardaigne en Grec ancien) avec de plaisants arrêts en bordure de mer et d’intéressantes visites à des sites archéologiques, naturels et urbains. Jamais très distants des côtes qui seront aussi au rendez-vous, l’accent sera mis principalement sur les autres aspects, tout aussi fascinants, de cette terre très antique, comme les civilisations mystérieuses qui la peuplèrent, il y a très longtemps.

Tout au long de notre parcours une profusion de fantastiques routes de velours noir, de magnifiques forêts séculaires, de temples et nuraghes remontant à la nuit des temps …

L’histoire est bien trop vaste et les restes qui en témoignent bien trop nombreux pour être tous vus en quelques jours, aussi faut-il faire des choix. C’est pour cela que notre tour ne touchera que les sites plus significatifs, y compris des perles rares moins connues parce qu’on ne les atteint que par des routes pénibles par tous moyens, sauf en moto!!!
Partons ensemble à la découverte de la Sardaigne la plus authentique.

P9180222 La Sardaigne est le seul endroit au monde où l’on trouve les nuraghes, constructions intrigantes dont on sait encore si peu, et les « Tombes des Géants » qui, à cause de la forte concentration d’énergie qu’on y a mesuré, selon un courant de pensées auraient été non seulement des lieux de culte mais aussi des centres de guérison pour les guerriers.
Pour vous donner une idée de l’importance historique du mystère qui enveloppe cette terre, il faut savoir que certains historiens penchent pour l’hypothèse que la Sardaigne puisse être la fameuse Atlantide engloutie, ou plutôt ce qu’il en reste …

Suit une synthèse des périodes historiques que nous vous ferons parcourir:

  • Paléolithique, témoignée par les objets en silex et quartzite retrouvés dans la grotte de Corbeddu (de 450.000 à 10.000 a.C.)
  • Néolithique, avec la naissance de la culture de Bonu Ighinu (de 6.000 à 2.800 a.C.)
  • Enéolithique, avec l’autel du mont d’Accoddi. Une plateforme sur base pyramidale tronquée sur laquelle fut édifié un « sacellum », terme latin désignant un parvis sacré et clôturé, avec sa rampe d’accès (qui rappelle étrangement les Ziqqurats de la Mésopotamie)
  • Nuragique. La civilisation nuragique, unique su monde, se développe dans la période qui va de l’Age de Bronze (1.700 a.C.) au deuxième siècle après le Christ. Elle est caractérisée par les nuraghes, constructions en forme de tours construites avec des pierres de très grande taille (souvent parfaitement équarries et qui plus est, venant d’ailleurs … ), organisées à l’intérieur en une superposition de chambres circulaires et fermées, au sommet, par des « fausses coupoles » ou “thalos”. Les “tombes des géants”, les “temples à puits” et les “puits sacrés” remontent eux aussi à cette période
  • Phénico-Punique avec les villes de Tharros et Nora [singlepic id=170 w=320 h=240 float=right]
  • Romaine, avec le temple d’Antas et de nouveau la ville de Nora (fondée à l’époque nuragique, développée ensuite par les Phéniciens et encore transformée par les Romains), témoignage unique pour la présence de ruines remontant aux trois principales civilisations ayant vécu en Sardaigne
  • Byzantine, époque durant laquelle la Sardaigne est convertie au christianisme (Eglise Saint Jean du VI siècle) alors que le centre de l’empire romain est transféré à Constantinople
  • Judicale, période durant laquelle la Sardaigne est partagée en quatre Judicats (qui donnent origine au drapeau sarde avec les quatre Maures). C’est dans ce contexte que les Juges, au moyen de donations, favorisent l’implantation en Sardaigne des moines bénédictins (de Montecassino, Saint Victor de Marseille, Camaldoli, Vallombrosa et Citeaux) qui y fondèrent leurs monastères
  • Aragonèse-Espagnole. En 1323 l’infant espagnol Alphonse d’Aragon débarque en Sardaigne … 250 ans plus tard, le processus d’hispanisation de l’île se complète définitivement sous les directives de Philippe II (1556-1598) qui donne lieu, sur le plan artistique, à une synthèse entre les styles gothique et classiciste, qui caractérisera l’architecture locale jusqu’à la fin du 17ème siècle. En est encore un admirable témoignage la charmante Alghero et le patois sarde lui-même.

Bref, un voyage dans le temps qui saura satisfaire toutes les attentes.

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